jeudi 28 mai 2009

BRIMBORIONS

J'ai rêvé que je passais une frontière, malgré les mises en garde d'un militaire, et que j'arrivais dans un pays inquiétant, où un tortionnaire brisait les doigts des gens, et où on trouvait partout des orvets et des cécilies. J'étais là pour acheter des planches originales de Munoz.

Pour une fois, je peux démonter le mécanisme du rêve: hier soir, j'ai lu plusieurs chapitres de Kafka sur le rivage, de Haruki Murakami, où il était question d'un tortionnaire de chat (une scène épouvantable) et d'Adolf Eichmann (voilà pour le côté pays fasciste inquiétant). Je suis en train de travailler sur un projet de BD avec Olivier, et ça m'accapare totalement, d'où les planches. Olivier vit au Chili, d'où l'Argentine de Munoz, associée à l'Allemagne nazie (Un autre dessinateur argentin, Albert Breccia, a eu des problèmes avec la dictature militaire). Et enfin, je lis ces temps-ci à Arthur des livres sur les batraciens, les reptiles, d'où les orvets et autres.

Mais ça ne m'avance pas tant que ça, finalement, d'avoir démonté le mécanisme du rêve. Je suis comme un type devant un réveil en pièces qui ne marche plus.

De l'autre côté de la rue, sur un mur, à côté des tags, un dessin d'oeil Egyptien.

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