jeudi 4 décembre 2008

BRIMBORIONS


Sur le disque vert, on a mis en musique un poème de Maurice Maeterlinck (1862-1949). L'autre jour, une dame de la SACEM m'appelle me dit: « Il y a un problème. Sur vos bulletins de déclaration, il manque la signature d'un certain monsieur Maeterlinck. »

A la déchetterie de Tréguier, où on est allé balancer les vieux trucs du garage de Maman, il y a quatre ou cinq types qui philosophent au bord des cuves de ferraille, de tout-venant à incinérer ou de gravats inertes. De temps en temps, un des types descend dans la cuve et en ressort l'oeil brillant, avec un truc à la main, qu'il va pouvoir revendre.

Le chef est un gars jovial, au regard doux, qui porte un gilet fluo avec des bandes orange et un bonnet de laine. Il commente tout ce qui sort du camion, mais sans émettre de jugement. Il évalue juste le plus court chemin pour s'en délester. « Ca, vaut mieux le recharger et rouler jusqu'à la cuve des gravats inertes. Comme ça, vous serez plus près de la cuve à ferraille. Mais bon, vous faites comme vous voulez, hein, moi je dis ça juste comme ça. »

Reçu un mail d'Eugene Chadbourne. Il me dit de saluer tous les gens qu'il connaît à Brest et ajoute: « Let me guess... Is it raining? »

Le facteur sonne rageusement pour me remettre le livre (le tome 4 du cycle des contrées de Jacques Abeille) qu'il n'arrive pas à rentrer dans la boîte aux lettres. J'ai de la chance. D'habitude, il le plie en deux et le rentre aux forceps.

La poste sonne. C'est un colis: les disques vierges que j'attends avec impatience. Mais le colis est tout ratatiné: on dirait qu'un hippopotame l'a mâché. « Je vous préviens, il est détérioré », me dit la dame. J'ouvre le colis: tout est cassé dedans, Cds et boîtiers. Elle me dit: « Vous pouvez le refuser ». Je le refuse et la dame repart avec mes Cds vierges. Sentiment de vide.

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