lundi 30 juin 2008

Brimborions 2002 - 2006 (7)

Le chat de mon frère ne s’alimente plus, et il passe la journée assis sur un coussin. Il ne pisse plus.

On lui apporte du lait. Il se met à laper un peu.

Emmené le chat chez le vétérinaire pour qu’ils l’auscultent. Je dois le récupérer ce soir à cinq heures.

Pendant la piqûre d’anesthésie, je tenais le chat par la peau du cou. Il s’est débattu. Il s’est mis à cracher : on aurait dit un cobra.

Soirée au Fot Braz : discuté avec R. Il a quitté la RFA en 1978. Je lui ai demandé s’il connaissait le krautrock. Il connaît.

R dit : " en ce moment, les gens sont en train de s’individuer. Ensuite, il y aura de nouvelles et profondes solidarités. "

En face de moi, P. Il travaille pour Ouest France et livre les journaux entre quatre et sept heures du matin. Quand on part il est deux heures : il part au boulot dans deux heures. Il hésite à reprendre du Cognac.

Sa sœur est pigiste pour Ouest France. Pour être payée, elle doit découper les articles qu’elle a rédigés et les leur envoyer. Ils payent en retour. Evidemment, elle doit acheter elle-même les journaux.

Le père de l’amie de Pest violoniste. Il est Suisse. Il m’explique que dans toutes les maisons suisses, il y a un abri antiatomique. C’est obligatoire.

Les suisses sont obligés de garnir leur abri avec un nombre défini de bouteilles d’huiles, de pâtes alimentaires, etc… De quoi tenir un siège.

Par contre, en général, il n’y a pas de toilettes, puisque ce n’est pas obligatoire.

Chez le coiffeur GHS coiffure. Il me dit qu’il va peut-être tomber dans les pommes. Il vient de donner son sang. Je lui demande si on lui a donné un sandwich.

GHS coiffure. Je me souviens de tout ce qu’il m’avait dit l’année dernière. Il trouve que j’ai bonne mémoire. Il me demande s’il m’avait dit qu’il vient d’acquérir une maison à Lannion. Je lui dis non. Il me raconte.

GHS coiffure. Je mets une pièce dans la coupelle. Il dit à l’autre coiffeuse, une stagiaire : " le monsieur a mis une pièce pour toi. " Et il ajoute : " c’est pour elle. C’est pour ses bas de soie. " Je lui demande s’il n’en met pas, lui.

Trouvé une petite chauve-souris qui tente de se mettre dans un trou trop petit pour elle. Je la glisse sous la terrasse, où elle semble revivre.

Sur la porte du château de Tonquédec, une affiche pour Jean-Claude Lalanne, rock contestataire, avec la tête de mort.

Allés à pieds au bar de Plougrescant boire une Guinness. Il y a de l’orage : on arrive avant, on part après.

Ce matin, on va sous le soleil à la plage. Un gros nuage tout en longueur, et très noir, se met à nous filer le train. On se baigne sous l’averse. Au loin, des deux côtés, il fait beau.

Quand on remonte vers la maison, il refait beau.

Ma plaque d’immatriculation : ZG 29. Maman me fait remarquer que la plaque de D, quand il était jeune, était GZ 29. Pépé l’appelait Grand Zorro. Et toi, dit Maman, ce doit être Zigomar.

On part en Corse demain. C’est la première fois qu’on voyage depuis la Pologne.

Voyage en Corse : au matin, à l’enregistrement des bagages à Guipavas, on s’aperçoit qu’il nous faut le Livret de famille pour Arthur. Je fais l’aller-retour Guipavas Brest à fond la caisse, au volant de la petite voiture de M.

Transit : dans la salle d’attente, un type lit Les Mémoires du Cardinal de Retz. Un autre lit " Je débute à la mouche. "

Arrivée : nos bagages sont toujours à Paris. On va nous les livrer demain en taxi.

Loriani : en haut des montagnes, au bout d’un invraisemblable lacet de routes trop étroites.

Loriani : Le curé s’appelle Ange Michel. C’est son prénom.

Visité l’église ce matin. Une statue primitive, même genre Art brut, au dessus de la porte d’entrée.

A l’intérieur, un vieux chemin de croix, genre vieille BD, genre Bécassine.

Montée du San Petrone : des crânes de vaches sur le bord du chemin.

Je monte en souffrant, tandis que les autres filent devant. A un moment, G me dit que son oncle N grimpe la montagne en courant. Ca m’achève.

On monte tout en haut dans la forêt de hêtres, aux arbres profondément torturés. Certains poussent en vis.

Tout en haut du San Petrone, il y a une croix. On voit le Cap Corse, et l’île d’Elbe.

Tout en haut du San Petrone, il y a un putain de moustique.

On dort dans des grottes, dans la forêt. Pierrade improvisée. J’ai peur que le feu n’embrase les branches des arbres.

On dort en deux groupes. G et J vont dans une sorte de semi-grotte avec matelas de feuilles. C et moi prés du feu.

La nuit, j’entends fureter et marcher prés de nous. Je pense à une chèvre. J’entends un groin.
Sûrement un cochon sauvage. A moins qu’il ne s’agisse d’un sanglier.

Je me réveille : le ciel étoilé a cédé la place à une nappe bleu gris.

Au matin, j’entends des bruits de gorge. Comme des chants tibétains. En fait, c’est un frelon qui réverbère dans notre grotte. Criant de vérité.

A mon avis, c’est en voulant imiter les frelons qui réverbèrent que les moines tibétains se sont mis à la chanson.

On descend le lendemain. Les chaussures de marche sont trop petites. A chaque pas, j’ai l’orteil qui gonfle davantage.

A la source de la bergerie, un troupeau de chèvres et de boucs vient boire avec nous. Un chien les surveille d’un œil scrupuleux.

Matin suivant : l’oncle N est arrivé. A peine levé, il monte le San Petrone en courant.

N et L montrent les montagnes en face. C’est par là que N est passé une fois. Il a commencé à vélo, puis il a traversé la montagne avec son vélo sur le dos.

J’ai beau scruter les falaises à pic, je ne vois pas par où il a pu passer. Il me montre un léger trait de verdure. " Là, je marchais sur les buissons, ça faisait comme un tapis. "

" Ensuite, dit-il en désignant une zone sombre vertigineuse, je n’ai plus eu qu’à me laisser rouler dans la forêt de châtaigniers. "

Croisé P, la terreur du village. Il était saoul. Il a un gros nez, et des yeux bleus. Ancien marin.

L dit : " qu’il tue la vache passe encore, mais qu’il la dépèce là, comme ça, je n’accepte pas. "

A la plage (Ile rousse), on croise l’animateur télé Stéphane Blakowski, qui passe par là. Au moment de repartir, on le recroise au même endroit.

Dans un trou d’eau, jacuzzi naturel. Je prends toute la cascade dans la tronche et ça fait du bien.

Le cousin de G est Suisse. Il ne sait pas pour cette histoire d’abris antiatomiques, mais il a, comme tous les suisses, une mitrailleuse et des balles dans sa cave.

C’est obligatoire. Le service, là-bas, c’est très contraignant.

Après, il me parle de ces fameuses montagnes mécaniques, qui s’ouvrent en deux pour laisser décoller les avions.

Son amie, A, est bosniaque. Elle est arrivée en Suisse vers 18 ans, quand elle fuyait la guerre.

Concert de Daniel Johnston annulé. Problèmes psychologiques.

J’appelle M et E au matin, à 11 heures, pour le leur dire, mais ils sont déjà partis. Je culpabilise un peu, car j’ai peut-être tardé.

A force d’insister, fini par se faire rembourser les places.

A Brest : un type s’exclame sur mon passage, puis se ravise : " Oh ! Excusez-moi ! Je.. C’est une ressemblance frappante ! " Il s’excuse, puis ajoute : " Pauvre Guillaume… Il faudra bien un jour que cette affaire soit éclaircie ! " A la fin, je comprends qu’il parle de l’affaire Seznec.

Promenade à Rumengol. A l’entrée de l’Eglise : " Dans le Baptistère, accueil, renseignements, intentions de prières, confessions individuelles. "

Aux Jeudis du Port, discuté avec un ancien commando marine. Il nous parle du Commando Hubert. " La super élite ", dit-il, avant d’ajouter : " ils sont capables de dormir sous l’eau. "

Lui a été viré pour comportement scandaleux en soirée. Il hausse les épaules. " Je ne vois pas où est le problème. Je me suis fait sacquer. "

E dit : " c’est la piste quoi. " Son visage se fend d’un large sourire : " ouais, la grosse piste, même. A l’étranger, quand il y avait des permissions, je passais tout mon temps en prison. "

Vu un type accroupi prés du Géant, dans un coin totalement improbable, qui fumait, assis sur ses talons. Un petit côté ascète hindou.

Vu et revu le Baron samedi (c’est moi qui l’appelle comme ça, je ne connais pas son nom), une première fois près d’Excalibulles, la deuxième au Géant. Son imperméable est tout sale en bas. Ses épaulettes pendent comme s’il venait d’être dégradé.

Tout le monde à Brest pourrait tenir un journal de ses rencontres avec le baron Samedi. On le croise inévitablement. Il hante.

L’autre qui hante, c’est E. L’autre soir, quelqu’un lui dit : " je ne sais pas où je t’ai vu, mais je te connais. "

A Brico Dépôt, un type à la caisse. La caissière ne sait plus si elle a compté un de ses articles. Elle tente de décrypter le ticket de caisse pour voir s’il y figure. " Comment vous appelez ce truc ? " Le type dit : " hé bien, c’est un pied de biche. Ou un arrache-clous, si vous préférez. " " Ce serait pas plutôt une pince à décoffrer ? " dit-elle en déchiffrant. " Si vous voulez, voilà, une pince à décoffrer. "

En Charentes. Pendant toute une partie de l’après-midi, j’ai écumé Roumazières Loubert, Chasseneuil du Poitou et La Rochefoucauld (joli château) pour trouver un garagiste susceptible de réparer mon autoradio. En vain : ils sont en congés ou en " absence exceptionnelle. "

A force de tripatouiller dans l’habitacle de la voiture, je n’ai toujours pas réussi à refaire marcher l’autoradio, mais j’ai découvert que les hauts-parleurs étaient mités (on dirait des toiles d’araignée) et que le joint de l’antenne était plein de flotte.

Du coup, pour me distraire, j’ai ouvert le Lagarde et Michard de Colette, et découvert que Céline n’a droit qu’à un extrait, dans la rubrique " Critique sociale et peinture des mœurs. "

Par contre, des tartines sur Péguy, Roger Martin du Gard, Les Pasquier, Les Thibault, et les hommes de bonne volonté.

Et puis Maurras, et puis Barrès.

Et Jacques Chardonne, etc…

Il pleut sur la Charente. Chantrezac, ça te casse et ça t’oblige à te reposer.

Reçu ce mail : " Cher ami, je suis avocat Abass Martins et un client décédé de M. Henry Petit de mine un french que j'ai été son conseiller financier pour la décennie morte à Londres sans m'appeler un successeur à sa richesse en valeur $15m.USD vous contacte au tme d'assis en s'assurant que les fonds logés par ma compagnie du client withaFinance/Security sont dégagement à vous car son prochain de l'associé de kin/Business. C'est parce que la compagnie de Finance/security m'a publié une notification d'entrer en contact avec le prochain des parents ou le goverment succédera les fonds et agira en tant qu'administrateur. En attendant, si vous êtes disposé à assister ce transaction.Pls, sensation librement pour me contacter par ce email address pour d'autres clarifications avec l'encluse de votre adresse de contact. J'ai accepte également de vous donner 35% pour votre aide tandis que 60% viendra à moi et le 5% restant sera mis de côté pour les dépenses qui peuvent se produire au cours du transfert. J'attends avec intérêt votre réponse prompte. Merci et Dieu bénissent, avocat Abass Martins "

Thomas est revenu d’Afrique. Il nous raconte ses pérégrinations sur le plateau Dogon. Près des auberges, des fils sont tendus en l’air, pour poser les moustiquaires des voyageurs. Toute la nuit, de gros insectes semblables à des scarabées tentent de percer la toile. Quand ils y parviennent, ils se posent sur la peau. Si on les chasse, ils dégagent de l’acide formique qui brûle méchamment la peau.

Thomas nous montre sa blessure : en voulant essuyer la première goutte d’acide, ils s’en est mis partout, et ça fait une traînée.

Case à palabres : c’est dans une maison à plafond bas que se tiennent les délibérations et les débats. Pour éviter que certains ne s’emportent, le plafond sert de régulateur. On s’échauffe, on se lève, et l’on prend un bon coup qui oblige à se rasseoir.

Dans un article paru sur le site rézolibre au sujet de L’Enfer est pavé de bonnes intentions, le type parle de Marcel Griaule.

Je me demande qui est Marcel Griaule. Thomas me dit qu’il a écrit un livre sur les dogons qui s’appelle " Dieu d’eau ".

Autre sujet de stupéfaction : L’enfer et Monstre chroniqués sur allmusicguide par Eugène Chadbourne.

Je me suis mis à cuisiner : j’ai déjà fait une purée au mascarpone, des crevettes aux mirabelles, des carottes au curry, un Gaspacho verde, des pains d’épices roulés au chèvre et au miel, un Milassou de pomme de terre, une salade romaine, une tarte à la tomate et à la moutarde, une salade Quitou à la pastèque et à la féta, des oranges confites, et là je viens de rater à mort mes œufs à la bisque de homard.

Le site de l’Eglise est mis à jour. Hier, il régresse brutalement et se remet à l’ancienne configuration. Comme Christophe est à Belle Ile, je dois attendre.

Aujourd’hui, il bascule directement sur la page d’accueil du site officiel de Death in June.

Tout à l’heure, le site est revenu comme par miracle en place.

Sur le capot arrière de la voiture, en arrivant au Leclerc, une grosse Sauterelle d’un drôle de vert.

A la caisse du Leclerc, en couverture d’un télé loisirs quelconque : " La personnalité préférée des français : Yannick Noah. " Et après, c’est précisé : " Il a la pêche, il réussit tout, il nous fait du bien. "

Recettes : Soupe au Melon et à la pastèque, Figues au pain d’épices, Champignons au boursin.
Recettes : soufflé de quenelles, roulé de lard aux lardons.

Je mets quelque chose dans la poubelle du dehors. Le voisin qui possède la grosse jeep Cherokee sort, les mains sur les hanches, le regard soucieux. Il me demande : " vous ne savez pas quelle voiture a sonné ? " Je dis non. Il me dit : " Je n’aime pas ça, j’ai déjà vu ça à Paris, ils passent avec des traceurs. Pour repérer les alarmes. " Je le laisse seul, sur le trottoir, les mains toujours sur les hanches, à jeter des regards anxieux et courroucés à droite et à gauche.

Fini de poser le lino. Ca fait des cloques par endroits.

Recettes : tourtous ratés, repurée au mascarpone, recarottes aux lardons.*

Cyclone à la Nouvelle-Orléans : la ville est noyée sous les eaux, les gens meurent dans le Grand Stade, des bandes armées tuent et violent, et tirent sur les secours, et pour parachever le tout, des alligators vomis par les bayous qui débordent viennent croquer les cadavres.

Nouvelle-Orléans : les gens parqués dans le stade du super dome. Des soldats jouent à se passer des bouteilles d’eau par-dessus leurs têtes. La nuit, des rafales de mitraillettes. Des paniques.

Des mères qui agonisent sur la pelouse avec leur gosse dans les bras. Au moment d’évacuer, on sépare les femmes et les hommes.

J’apprends à la radio qu’en 1927, déjà, lors d’un précédent cyclone, ils avaient noyé les quartiers pauvres pour épargner les riches.

Recettes : Pain de lieue, salade de courgettes confites, tarte au bleu et aux poires.

Recette : hachis au roquefort.

Nouveau concert des Seeds, au Vauban : tout noir, alors que le précédent était tout mauve.

Une chanteuse punkette gothique, un guitariste à moitié albinos avec une cravate blanche et une chemise noire, un bassiste à lunettes noires, et Sky Saxon tout vieux, avec son costume de velours à paillettes, son foulard art nouveau, et ses danses de chaman. Le tout plombé par un gros son de fuzz. Je crois que c’était encore mieux que la dernière fois.

Les nouveaux morceaux qu’ils ont joués étaient peut-être les meilleurs du lot.
Satisfy you, no escape, can’t seem to make you mine, pushin’ too hard, Girl i want you, evil hoodoo, Nobody spoil my fun, Rollin’ machine, Mr Farmer, Pictures and designs, out of the quetion, summertime blues, the wind blows your hair, tripmaker, et des nouveaux titres.

Salle des profs : un gros vrp rougeaud, cheveux longs, négligé, avec un T-Shirt graisseux et un pantalon qui lui tombe sur les fesses. Il se démène comme un diable pour vendre ses produits pédagogiques, qu’il trimbale dans une caisse. Tout y est en désordre, et tout semble sale et vieux.

A un moment, le type se met à faire une démonstration de jokari. Il joue et se trémousse devant toute la salle médusée, tapant dans la balle avec une énergie désespérée.

Ce dimanche, on a visité le château de Trévarez, construit au début du siècle par un certain James de Kerjagu, un excentrique.

En brique rouge, avec de l’eau chaude et des téléphones intérieurs : tout était très moderne.

En contrebas, une chapelle, et pas loin une fontaine. Vue panoramique sur Chateauneuf du Faou.

A Trévarez, croisé Bernard Rolland, de l’association Les cousins. Il me parle d’Hervé Bellec et me dit qu’avant, il jouait dans un groupe qui s’appelait Matthieu Donnart Street.

A Trévarez, vu une exposition de dessins et de peintures de Lapicque. J’ai acheté un livre sur lui.

Recettes : Gambas à l’ail, soufflé au café, cake aux pruneaux, aux noix et au lard, Gaspacho au cumin, Croustinis, Salade aux épinards, Salade aux pâtes et à la moutarde, Boudin noir aux pommes cannelle.

Croisé un type près du Comix : la plus sale tête que j’aie jamais vue. Aplatie et déformée.

O m’apprend que ça ne marche pas à la série noire. Je l’ai au téléphone : elle doute, elle se pose des questions. Grosse angoisse.

Le soir, en revenant de Morlaix, je deviens tout blanc. Obligé de m’allonger : contrecoup.

Recettes : Saumon Tandoori, Dhal, Muffin à la mozarella et aux tomates, Magret de canard aux airelles, sauté de porc à la florentine.

Rêvé de pignons de pin qui se déplaçaient le long des caniveaux, comme des petites bouées portées par le flux, et qui se dirigeaient vers l’Inde.

Visite à Angers pour rencontrer Pierre Laurendeau. Bonne après-midi.

Laurent et lui ont bien sympathisé : ils ont eu le même maître typographe, ou quelque chose comme ça.

Visité l’allée couverte de Lesconil, dans le cap Sizun : on dirait un gros squelette de dos de dinosaure.

Juste avant, passés voir l’atelier des Rouille-Gorges : ils ont retapé un corps de ferme.

Le prof dépressif de mon bahut s’appelle P. Il arrive dans la salle des profs : quelqu’un lui demande s’il connaît la réponse à telle énigme. P s’alarme : " Quoi, tu veux me demander des réponses, à moi qui suis en psychothérapie ? "

L’autre jour, il s’énerve, il déblatère. " Je suis sous Tranxène 2000, là, ça va très très vite, direct branché sur le disque Z. "

Et l’autre jour : " Personne ne peut rien dire à P. Ne pas le contrarier. P il est fragile. P il est malade. "

Maëlle et moi on va chercher Arthur. Sur la route qui conduit chez Madame Q, on voit un type étrange, qui vient de poser deux pierres sur le trottoir. Il se recule, l’air mauvais, et crache dessus.

Plus loin, un autre type est également penché vers le sol du trottoir : lui, il regarde les châtaignes qui sont tombées.

Aucun commentaire: