lundi 30 juin 2008

BRIMBORIONS 2002- 2006 (4)

Vu les livrets de famille de mes arrière grands parents hier, puis celui de leurs parents. Nom : Guillaume. Profession : marin.

Je suis dans la salle informatique du collège de Douarnenez. La tempête fait rage au dehors.

Collé sur la porte de verre d’une cabine téléphonique, une sorte de talisman sparadrap.

Tréboul, petite station balnéaire assez riche, en face de Douarnenez. Les douarnenistes l’appellent " le petit Maroc ", à cause du microclimat.

Nom d’une station de lavage noté en roulant vers le port de Douarnenez : la vée en rose.

Je m’endormais presque cette nuit, mais je ne sais quelle préoccupation s’est mise à tourner dans ma tête. Dormi hors de moi, comme en suspens.

Un robot sur Mars : on voit, sur les photos, des plaines moches et vides mais incroyablement attirantes. Au premier plan, un damier complexe et ramifié. On croit un instant qu’il s’agit de constructions, de traces de civilisation. En réalité, c’est le tapis de protection du mobile.

Sur la route, cru voir une sorte de gros serpent qui rampait, par anneaux déroulés. En réalité, de la fumée d'une cigarette jetée sur la route.

Chateaulin: la rivière semble coagulée.

J. m'ausculte. Il pose ses mains sur ma tête. Je sens d'abord les miennes qui chauffent, puis une douleur dans la nuque et la tête (je suis épuisé), puis les mains rechauffent.

J'ai des irritations depuis un an sur la nuque. Et un mal de gorge récurrent. C'est la gorge, donc l'énergie. Je me suis épuisé.

Hier, lors du pèlerinage de La Mecque, 250 personnes sont mortes piétinées alors qu'elles se dirigeaient vers la stèle du Grand Satan.

Sur le parking du Leclerc de Plougastel-Daoulas, la voiture ne démarre pas. J'erre un moment, dubitatif, avant de demander à deux types de me pousser.

L'un des types m'engueule presque, parce que je ne lâche pas l'embrayage comme il faut. La voiture démarre.

Laissé mes clefs au garagiste en bas. La voiture sera réparée demain matin.

C'était le démarreur.

La voiture tremble sur la route de Douarnenez. Du vent.

Sur la route de Douarnenez, trois camions à la suite, puis un convoi exceptionnel transportant deux maisons en bois. Je grille un stop devant deux motards de la police, mais ils regardaient ailleurs.

Route de Douarnenez: du vent. Des choses dans le vent: des oiseaux, une buse immobile, comme une flèche plantée dans un mur invisible. Y a t il du vent ou la voiture est elle en train de perdre ses roues? A hauteur de l'aire de Pont de Buis les Quimerc'h, j'aperçois les éoliennes au loin, qui tournent comme des roues.

L'eau de la rivière de Châteaulin ressemblait à de l'eau ce matin. D'ordinaire, on dirait de la gelée ou de la colle.

Chez Y: elle nous apprend que dans on enfance, on appelait la descente de la rue de la porte "La descente du Grand Turc".

Signature pour l'achat de la maison. En attendant le notaire, le propriétaire me parle d'Aphex Twin.

Une collègue apprend d'une autre, qui m'a vu a la télé, que je chante: "ah bon, dit-elle, et dans quelle chorale?"

Vu une pie sur les poutrelles métalliques du Carrefour.

Ce matin, devant moi, un type manque de se faire écraser par un corbillard.

Ensuite, un type traverse derrière ma voiture avec une lenteur hallucinante. La veille, il était passé devant, toujours aussi lentement.

Sur une bouée à Chateaulin, un oiseau noir perché, assez arrogant.

Sur les panneaux des régionales, à Douarnenez, cette inscription à la peinture noire: "Témoignez pour le viol."

Sur la voie express, de retour, vu deux grosses lumières sur la colline de l'hôpital Camfrout. En fait des lumières de stade.

Cru voir un buffle noir dans la rue hier. En fait, un type qui sortait de sa voiture.

7 heures du matin: je me rendors après que le réveil ait sonné. Deux coups sonnent dans le grenier, comme si une main invisible les avait tapés. J'ouvre les yeux: la porte de la chambre s'ouvre toute seule pour que j'aille au boulot.

Au Carrefour, je vois un type de la poissonnerie qui arrose subrepticement un bonsaï avec le robinet pour les poissons.

Devant le collège, deux oiseaux morts côté à côte. Intacts.

Deux morts au Collège. Un collègue à la retraite, tué dans un accident de voiture. Une agent morte dans la nuit dans son lit (cause inconnue: c'est son copain ou son mari qui l'a retrouvée comme ça au petit matin).

J'ai mis un visage sur l'agent décédée. J me dit qu'elle servait surtout à la cantine (où je ne vais jamais), et parfois à l'accueil. Je me remémore alors cette dame que je ne vois effectivement plus à l'accueil.

Dans les couloirs, je tombe nez à nez avec la personne que je croyais morte. Ce n'était donc pas elle.

La rivière de Chateaulin forme encore comme un pâté de colle. Ou un ruban adhésif.

Deux profs ont trouvé un clou enfoncé dans leur pneu. La salle où ils prenaient leur café a également été saccagée.

Au concert des Douches Electriques au Vauban, un type en sweat shirt jaune avec un bonnet jaune et une barbe blonde (on dirait un poussin, me fait remarquer B) joue d'une sorte de casio branché sur des pédales d'effet, et d'une guitare (Un dobro? Un résonateur?) posé sur ses genoux. Tout est amplifié artisanalement. Long morceau méditatif traversé de sons proches de ceux de la cithare.

Ensuite, les chants Thermiques. Un orgue d'église en flammes en plein cœur du Vauban. Le type joue en chauffant les tuyaux avec un chalumeau, tandis qu'il actionne des brûleurs contre un gong, qui explosent par salves (ça fait un rythme). Sur le côté, Charles, le patron du Vauban, est terrifié. Il hésite, ça se voit, à faire interrompre le concert: une flamme lèche le mur.

Enfin, la STPO (la Société des Timides à la Parade des Oiseaux). Ils jouent une sorte de jazz rock déconstruit très bizarre, traversé de fulgurances free et hardcore. Le chanteur chante comme une sorte de mongol ou d'ukrainien bien frappé, en roulant des yeux et en donnant des coups.

On répète désormais dans le local d'un autre groupe, Mediavolo, qui ont construit un petit studio dans un garage à la campagne. C'est un box qu'ils ont isolé avec du placo plâtre et des boîtes d'œufs. Dans l'enclos en face, il y a un âne.

Je rédige un bestiaire avec Laurent Siliau, à partir de ses dessins d'animaux hybrides. Il est venu me trouver à l'exposition du Cabinet de Curiosités.

Je lis un livre sur la philosophie: il est dit que toute son histoire peut se résumer à un conflit entre la tendance ionienne (Héraclite) et éléate (Parménide). En gros entre une forme d'empirisme et une forme de dogmatisme, entre adapter la pensée à la réalité ou comprendre la pensée selon des lois cohérentes, quand bien même elle ne collerait plus à la réalité.

Le roi de Malaisie en visite à Brest.

Dans la galerie marchande du Géant de Brest, un voyant, Bruce "voyant hors-norme". Bruce, devant son stand, en costume noir et en boots pointues, est au téléphone portable. Il ressemble plutôt à un chanteur de variétés.

A l'hôpital, dans la salle d'accouchement, recommandations écrites sur une étiquette, concernant les "électrodes de scalp".

Devant la maison, je croise B, le guitariste des ex-Holy Bubble. Il promène un petit chien. Il a toujours cette tête de rockeur brestois. Une portière de voiture s'ouvre. Un type aux cheveux longs appelle le chien: "Tu viens Ganja?"

Lu dans la presse: "Deux tonnes d'inox dérobés à Landerneau."

Le mancenillier, arbre toxique de Guadeloupe: son écorce coupe, ses feuilles sont toxiques, ses fruits sont mortels, et lorsqu'il pleut, il en tombe des gouttes d'acide.

Par la fenêtre, le pont du Forestou s'enfonce dans les brumes qui s'amoncellent dans notre petite vallée. Toujours l'impression d'habiter un chalet à la montagne, mais c'est une montagne chinoise.

Cru voir un petit coffre à bijoux sur le bord de la route.

Vu un oiseau aux ailes bleues.

Passé voir J. aux sept saints. Arthur, dans la chapelle, ouvre des yeux étonnés devant le vitrail.

La chapelle des sept saint est construite sur un dolmen.

Concert de Mystic Revelation of Rastafari aux Hespérides hier soir. Même s'ils sont très vieux pour la plupart, les types sont en pleine forme. L'un d'entre eux, qui doit approcher des 70 ans, danse pendant deux heures.

Corrections du brevet. Lu dans une copie: "Un moment de silence se fit entendre."

De retour du Guilvinec, je prends deux jeunes en stop à Pont L'abbé. Je les conduis en silence (pas trop envie de parler) jusqu'à Quimper. Je suis habillé de noir, et j'ai des lunettes noires. Je dois laisser le premier à Ergué Armel et le second plus loin, à hauteur du Leclerc. Arrivé à Ergué, le deuxième me dit qu'il préfère descendre là. Je découvre plus tard qu'à ses pieds, j'avais oublié le couteau qui me servait pour éplucher mes pommes le midi à Douarnenez, et qui complétait ainsi avec beaucoup de réalisme ma panoplie de tueur.

Chez E, pris des photos de masques africains. P me montre l'un d'eux, plus petit: "ça s'appelle un passeport", me dit-il, "il y en a un par village".

En allant chez P et E, je crois discerner un dessin de cor de chasse sur une porte, ainsi qu'un marteau sculpté à la romaine. Qui vit là? Il faudra que je tire ça au clair.

Pris en photo un panneau Recouvrance éventré, gondolé, comme mâché.

Chez Laurent Silliau à Morlaix. Noté sur un coin de son bureau: LeGweflec Saint Martin.

Il habite juste à côté du Sentier des pas perdus.

Idée d'un voyage dans une serre infinie. Il y a une actrice américaine, qui est harcelée par une sorte de singe (king kong?).

Idée d'un télescopage entre deux mondes: celui de l'empire aztèque s'effondrant sous la poussée de Cortèz et celui d'un Brest sous les bombes où déambuleraient une cantatrice à la Yma Symac et son musicien attitré, dit le Péruvien. Ca s'appellerait Tenochtitlan.

Ecouté Trout Mask Replica de Captain Beefheart. A un moment, il y est question d'un grand scarabée noir.

A la radio: une sonde s'est aventurée dans les nuages épais du principal satellite de saturne, Titan. A la place d'un océan d'hydrocarbures, elle a trouvé des reliefs doux, des courbes.

J'emmène J à la clinique Pasteur. Une foule angoissée attend dans les salles. Les secrétaires sont horribles: une dame blonde aux yeux peints et aux lèvres saillantes, à la peau ridée et liftée, qui ne dit pas bonjour et une autre dame brune mal habillée beaucoup plus coincée, qui hausse les épaules quand je demande s'il y aura de l'attente. Un ricanement parcourt les gens assis.

Lu dans L'enchanteur de Barjavel: "L'énorme château massif, accroupi comme un dogue sur sa butte..." Lu dans Choses Vues, de Victor Hugo: "Tout le château semble entrer en colère et n'être plus qu'un dogue énorme jappant contre nous."

Lu dans un livre érudit, Comment cuisiner un phénix d'Allen S. Weiss, cette citation de Victor Hugo: "Dieu est né rôtisseur" sans autre indication. Par hasard, je l'ai retrouvée dans Choses Vues: 25 Décembre 1863 (il énumère les différents Enfers et ajoute "A en croire les religions, Dieu est né rôtisseur.")

Dans Choses Vues: "l'ancien château remplacé par une grande chose blanche et bête" (8 septembre 1863). Plus loin, "Les quatre ou cinq clochers bulbeux de la ville répètent à peu près le même pot à l'eau" (19 Septembre 1863).

Dans Choses Vues: "L'océan est très chatouilleux." (22 Septembre 1862), avant: "C'est un bousse de mes abis. (un mousse de mes amis)" (Fragments 1858)

Le 27 Décembre 1831, Darwin quitte l'Angleterre à bord du Beagle, commandé par Robert Fitzroy, qui a offert au jeune naturaliste de partager sa cabine. Darwin est libéral, Fitzroy ultra conservateur. Darwin est abolitionniste, Fitzroy esclavagiste. Darwin connaîtra le succès, Fitzroy le jalousera. Darwin émettra sa théorie, que Fitzroy combattra.

Selon la théorie transformiste de Lamarck ( 1744-1829), les organismes évoluent, en fonction du milieu, en se ramifiant des plus simples aux plus composés.

Georges Cuvier s'oppose à lui. Pour lui, les transformations des organismes sont dues à des "révolutions du globe". C'est la théorie des catastrophes. Adepte du fixisme, il s'opposera fixement à l'inexorable théorie de Lamarck, reprise par Darwin.

C'est encore Fitzroy (il creuse sa propre tombe) qui offrira à Darwin le livre de Lyell Principles of Geology, qui lui servira d'introduction aux théories de Lamarck.

Vu un type à hauteur du kaléidoscope café, qui portait en pendentif une croix inversée.

Galerie marchande du géant, le cordonnier serrurier est taciturne, mais il expose des plaques témoin (de celles qu'on accroche sur sa porte) avec des jeux de mots "Jacques Célère", "Delassalle Yves", "Henri Golan".

Sur la plage de Porz Hir, un gros type extrêmement poilu, qui fait penser à un Orang-Outan. En fait très serviable : il aide Maman et François à mettre leurs kayaks à l’eau.

Gîte de Lannévez la nuit : je sors avec Maëlle fumer une cigarette sur le pas de la porte. Silence de mort. Un chien aboie une fois. Une porte s’ouvre. Son maître jette un oeil dehors et lui dit de se taire. Resilence de mort. Un spot s’allume dans un jardin plus loin, braqué dans notre direction. Maëlle dit : " c’est un détecteur de mouvements. " Il s’éteint. Re ouaf du chien. Re porte qui s’ouvre et se referme. Le spot s’allume à nouveau. On finit notre cigarette et on rentre.

Gîte de Lannévez : je crois que le spot en question est un phare au loin.

A la caisse du Carrefour de Paimpol, une queue immense. Une dame assez chic fait blocus, prenant tout son temps pour glisser ses achats, un par un, dans les sacs prévus à cet effet, les disposant dans son caddie avec une patience infinie, sort un carnet de chèque très enfoui dans son sac à main, le lisse d’un doigt calme, demande un stylo, vérifie par le menu le ticket de caisse, signe son chèque comme on calligraphie, replie le ticket de caisse, le glisse dans son portefeuille, glisse son portefeuille dans son sac à main et met ce sac en bandoulière. En partant, elle a un doute, revient sur ses pas, et lit in extenso un prospectus sur les dernières promotions.

L’hôpital téléphone à maman pour signaler la fugue d’un résident arrivé le jour même de T. Maman appelle la gendarmerie et le fils du type en question. Le fils lui dit que son père est très perturbé, qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer, et qu’il a dû s’enfuir par les chemins les plus en pente, toujours vers le bas, à l’abri de la lumière du soleil. On part tous les deux en voiture. On descend sur le port. On le retrouve marchant d’un bon pas sur la route de Penvenan. Il s’appelle Monsieur xxx. Il a 84 ans. Il était ingénieur à la SNCF. Arrivés à la maison de retraite, pendant que Maman part chercher quelqu’un pour le conduire à sa chambre, je discute un peu avec lui. Monsieur très distingué, avec de l’humour. A un moment, il me regarde, l’air angoissé, et dit : " C’est qu’il faut absolument que je sache le nom des personnes chez qui je vais, voyez-vous, c’est la moindre des choses " Il tape des mains : " C’est trop bête, je l’ai sur le bout de la langue. " Il croit se souvenir : " Ah… Ca y est… ", puis se retournant vers moi et me jetant un regard d’espoir, où se lit tout l’effort du monde pour retrouver un sens, il demande : " Il n’y a personne qui travaille à EDF, ici ? "

Ce n’est pas un phare, c’est un spot.

Idée d’un moine qui n’arrive pas à méditer, et se met à débroussailler la forêt.

Idée d’un espion à la solde des eskimos.

L’empire eskimo. Des bannières qui claquent au vent, des uniformes à la slave, des forteresses de glace.

Un drapeau à motif de phoque.

A la pharmacie : une dame timide reçoit ses médicaments des mains de la pharmacienne, qui déclare, tout en inscrivant sur les boîtes la posologie :
Alors les Ovules, c’est deux le midi, deux le soir…
D’accord…
Une autre dame entre dans la boutique. La pharmacienne continue :
La crème, c’est pas au coton, hein, c’est au doigt, sinon le coton boit tout.
Oui…
Et en externe, hein, pas en interne !
D’accord…
Une vieille dame entre à son tour : nous sommes quatre clients.
Bon, le pévaryl, faut en donner à votre mari aussi, hein, faut qu’il s’en mette.
Oui oui…
Donc on est bien d’accord, hein : la crème au doigt, et en externe !
D’accord, merci…
La pauvre dame recule, se confond en mercis, et s’en va.
Sur la boîte que brandissait la pharmacienne : crème pour prurit vaginal et éruption d’origine infectieuse.

Dédé nous raconte l’histoire affreuse du boulanger Gazangel, qui mettait son fils dans le four à pain.

Reçu un e-mail étrange d’une certaine Rebecca Copeland intitulé " Antidote found in crocodiles ".

Lu dans les Mille et Une Nuits : " Mais quelle est cette histoire de crocodile ? "

Lu dans les Mille et Une Nuits : " Comment veux-tu me faire boire mes propres joues ? "

Lu dans les Mille et Une Nuits : " Je ne te garde précisément comme un trésor, ô toi la goutte de mon œil, que simplement pour le jour de l’attaque. "

Par la fenêtre, je vois la petite maison à la cabane bleue au loin. Ils ont dressé un barnum et sont une vingtaine assis dessous, autour d’une table, à manger, boire et discuter. Je reconnais la silhouette du peintre H, qui fait les cent pas sur la pelouse. Il a l’air de s’ennuyer.

Je me souviens de l’inauguration de l’exposition Brest Même. H croise un vieillard pincé, à la moustache rigide, et lui jette un regard figé. Puis il dit : " Salut mon général ", et l’autre se fend d’un sourire immense qui fait plier ses rides et arquer sa moustache, et dit : " Salut, ô compagnon de ma folle jeunesse. "

Alors que j’étais sur Internet, Antoine m’envoie un " salut " par MSN (Messenger). Je lui demande où il est. Il me répond qu’il est dans un cyber café à Istanbul.

Ca me rappelle les coups de fil que je passais à E en Guyane. A chaque fois, je pensais à Christophe Colomb.

A l’abbaye de Daoulas pour voir une exposition sur les vikings. A la caisse à l’entrée, je crois reconnaître Madame N, une prof de maths que j’ai connu à Guilers il y a deux ans. Ce n’était pas elle. En revanche, deux heures après, je l’aperçois par hasard sur le parking.

Il faut dire que je suis en train d’écrire un article sur Moondog, qui s’intitule : " Moondog, le percussionniste viking. "

A océanopolis hier, Arthur voit ses premiers aquariums. Nous plongeons dans l’enfer des après-midi familiales : les pavillons sont bourrés de gosses énervés et de parents effondrés. Arthur ne comprend pas encore, mais il voit les reflets.

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